Il tente de la retenir Scènes de la vie conjugale — d’après Ingmar Bergman, 2021, Série Jonathan, Mira Recueil, p. 33 - Si tu t’écoutais parler, tu te dirais que tu es dingue, que ce n’est pas toi. Toi tu n’agis pas comme ça, sans réfléchir, c’est du délire. Je t’écoute et j’essaye de comprendre je t’assure. Je te demande seulement de reporter ton voyage de quelques semaines, j’ai quand même le droit de te demander ça. Si tu dois vivre quelque chose avec lui, quelques semaines ne vont rien changer. Il faut que tu penses à Ava, juste un instant ; à défaut de penser à moi. Qu’est ce que tu crois qu’il va se passer ici chaque jour, chaque soir pendant ton absence ? Tu y as pensé ? Tu veux bien y penser ? (elle s’effondre en pleurs sur le lit, il finit par le rejoindre pour la consoler) - On peut survivre à ça. On peut passer cette épreuve. On peut parler, on sait se parler. Une thérapie pourrait même nous rapprocher. Notre couple est solide, notre amour est grand. J’étais bien avec toi et peux être bien avec moi, tu l’as été. Alors ne casse pas tout en un instant, pense à ça. Il faut que tu me laisses une chance, tu ne peux pas…c’est cruel de faire ça du jour au lendemain. Je ne mérite pas ça. Elle commence à partir, il essaye de la retenir - Viens t’assoir une seconde. Tu veux bien m’écouter une seconde. C’est suréaliste, c’est délirant. Je ne l’accepte pas, on va s’assoir et parler autant qu’il faudra. Comment ça, on ne peux plus parler ? Je veux te parler et tu refuses. Je veux te parler, je veux…jusqu’à ce que la fumée nous sorte des oreilles, qu’on revoie tout, qu’on comprenne ce qu’on a raté et qu’on trouve une solution. - Je n’ai plus envie de toi, quelle solution tu veux trouver. - Mira - Laisse-moi partir je t’en prie. Elle va pour partir, il l’attrape au passage et la sert dans ses bras. On sent qu’elle veut se dégager de l’étreinte mais il la tient. Elle finit par se débattre avec force et à s’arracher de ses bras.